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Archives : éditoriaux Hommage à Stéphane HESSEL

5 mars 2013
Stéphane HESSEL est décédé le 27 février. Louis Cortot, président de l’A.N.A.C.R., Compagnon de la Libération salue cette grande figure de la Résistance.

 

C’est avec émotion que nous avons appris la triste nouvelle de la disparition de Stéphane Hessel, dont la vie restera, par son parcours exceptionnel et la noblesse de ses engagements, un exemple pour les générations contemporaines et futures.
Né à Berlin en 1917 dans une famille d’origine juive polonaise, arrivé en 1925 en France, où il fera de brillantes études et dont il acquerra la nationalité en 1937, Stéphane Hessel, alors que la France subit le joug de l’Occupation nazie en Zone nord et la férule du régime pétainiste en Zone Sud, décida – via Oran et Lisbonne – de rejoindre à Londres ceux qui, ayant répondu à l’appel du 18 juin du général de Gaulle, menaient le combat des Français libres aux côtés des Alliés.
Entré dans les services secrets de la France libre, le Bureau Central de Renseignements et d’Action (B.C.R.A.), il fut envoyé en mars 1944 en mission en France occupée pour y disperser des émetteurs-récepteurs radio permettant aux Résistants de communiquer avec Londres.
Arrêté, torturé, il fut déporté à Buchenwald, Dora et Bergen-Belsen, sinistres camps de la mort dont, lors de l’avance des troupes américaines, il réussira à s’échapper.
Entamant après la Guerre une carrière de diplomate qui en fera, de 1946 à 1948, le chef de cabinet du secrétaire général adjoint de l’ONU, il assistera les efforts de René Cassin à la Commission des Droits de l’Homme, participant à la rédaction de la Charte Universelle des Droits de l’Homme. Il sera nommé chef de la délégation française à l’ONU en 1977, fait ambassadeur de France en 1981.
Les valeurs ayant motivé son engagement dans la Résistance et l’humanisme qu’il ne cessa de manifester durant toute sa carrière diplomatique se traduisirent, jusqu’à ses derniers jours, par son combat incessant pour la paix et contre les agressions contre les peuples, pour une société plus juste telle que le préconisait il y a bientôt 70 ans le Programme du Conseil National de la Résistance, qui était une de ses références majeures.
L’ANACR s’incline avec le plus profond respect devant sa mémoire.

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