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Actualités LEO MICHELI, « EN HOMME LIBRE »

28 octobre 2020
En homme libre
Léo Micheli, « En homme libre »

« Léo Micheli a toujours cultivé un certain goût pour la discrétion » constate Dominique Lanzalavi, l’historien et réalisateur de documentaires historiques. « Il a fallu le solliciter « plusieurs fois pour qu’il accepte de témoigner dans un documentaire, ce qu’il a fini par faire en 2012. J’ai ainsi pu lui donner la parole dans le film intitulé  Nom de code : Léo. » Léo, c’était le pseudo qu’il avait choisi pour la clandestinité. « Mais le « format limité [du documentaire] ne permettait pas à Léo Micheli de développer toute sa réflexion, et de détailler le cours des évènements. D’où l’idée de ce livre-entretien ». Mais prévient Dominique Lanzalavi, après Léo Micheli lui-même : « …il ne s’agit là que de sa vérité et non pas forcément de la vérité. » Un parti pris revendiqué par cet acteur majeur de la Résistance insulaire. Un témoignage, certes partisan, mais qui nous donne des clés de compréhension « sur l’ambiance de l’époque, sur le communisme, sur la Résistance et sur le climat d’après-guerre …».

Quatrième de couverture.

Le 9 Septembre 1943, une insurrection armée orchestrée par la résistance locale marquait le début de la libération de la Corse (définitivement acquise le 4 octobre). L’île peut ainsi s’enorgueillir d’avoir été le premier département métropolitain libéré. Issu d’un processus parfois ignoré, le mouvement de résistance insulaire a été porté par des hommes souvent retournés à l’anonymat après la guerre, dans l’ombre portée des martyrs Jean Nicoli, Fred Scamaroni, Jules Mondoloni, André Giusti, etc. Étienne Micheli — dit Léo, de son nom de guerre —, entré en clandestinité dès septembre 1939 — à seize ans à peine —, fit partie des toutes premières chevilles ouvrières du Front national, principale organisation résistante de l’île. Responsable des Jeunesses communistes, il fut le rédacteur anonyme de nombreux textes de la Résistance dont le fameux «Appel du 1″ mai 1943 » qui exhortait le peuple corse à se libérer par lui-même…

Son témoignage inédit, rapporté par Dominique Lanzalavi, offre au lecteur une immersion au cœur de la page d’histoire de la Corse la plus importante du XXème siècle. Il éclaire tout autant le parcours du jeune résistant que ses engagements ultérieurs auprès du Parti communiste — il fut secrétaire particulier du premier secrétaire Jacques Duclos — et dans les débats politiques corses contemporains. Un itinéraire hors du commun mené… en homme libre !

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