Merci a l'Association pour les Etudes sur la Resistance Interieure (AERI) qui nous ont permis d'utiliser leur DVD "La Résistance en Corse" d'ou est tiré cette chronologie
Arthur Giovoni aux côtés du général de Gaulle Ajaccio en 1943
Pour prendre de vive force la Sicile, il a fallu engager 13 divisions. Les combats ont duré 38 jours. Les pertes se sont élevées à 31 158 hommes ! Sans compter les pertes pour la population civile… Pour prendre de vive force la minuscule île d’Elbe, il a fallu 12 000 hommes et 600 véhicules. Les pertes se sont élevées à 887 hommes. Sans compter les pertes de la population civile… Pour libérer la Corse, il a fallu 6 929 soldats… et les patriotes. Les pertes des troupes régulières se sont élevées au total à 72 morts et 170 blessés. Celle des patriotes à 172 morts. Sans compter les victimes civiles du bombardement de Bastia. Quand on sait ce qu’à coûté à la ville de Bastia le seul bombardement aérien du 4 octobre, on imagine quels désastres eût provoqué un débarquement de vive force.
La cobélligérance
Il serait injuste de ne pas mentionner le concours précieux que certaine unité italiennes (NDLR : il y aurait eu 632 morts italiens pour les combats libérateurs) ont apporté à la libération de l’île. Mais cette « cobelligérance » est, elle aussi, à porter à l’actif de la Résistance Corse, car elle avait su au cours même de la lutte clandestine faire les distinctions nécessaires : les Mussolini passent, le peuple italien demeure. La lutte contre le chauvinisme pendant l’occupation a rendu possibles les contacts qui nous ont valu ultérieurement le soutien actif d’une bonne partie des « soldats du roi » en marche comme nous vers l’indépendance nationale et la liberté. Cette attitude à l’égard de l’homme de troupe explique pourquoi les patriotes de Bastia, de Casinca, de Sartène, de Quenza, de Levie, de Ghisoni, etc., ont obtenu, sur place ce que toutes les démarches des capitaines Colonna d’Istria et Majot n’ont pu obtenir du général Magli : une cobelligérance réelle .