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Fred Scamaroni

19 mars 2014. Cérémonie du 71ème anniversaire de la mort de Fred Scamaroni. La cérémonie s'est déroulée au monument érigé boulevard Fred Scamaroni en présence d'un public toujours aussi nombreux. 2taient rassemblés pour la circonstance, quelques élus, le préfet de Corse, préfet de la Corse du Sud, Monsieur Christophe Mirman, accompagné des des autorités civiles et militaires de la région et du département. Malika Beaurain, pour l'ANACR 2A, a prononcé l'hommage au Résistant et martyr de la Résistance.

Scamaroni monumentElle a rappelé l'engagement précoce de ce gaulliste de la première heure, sa Résistance et sa fin tragique qui lui valurent d'être fait "Compagnon de la Libération". Elle a donné lecture de la citation qui justifiait ce titre honorifique : « Magnifique officier, modèle de courage et d’esprit de sacrifice. Rejoint les forces Françaises Combattantes en juin 1940. Fait prisonnier à Dakar. Devient dès qu’il est libéré, un des militants de la résistance clandestine. Poursuivi par la gestapo, parvient à rejoindre l’Angleterre en janvier 1942. Se porte à nouveau volontaire pour une mission tout particulièrement dangereuse en territoire occupé. Après plusieurs mois de travail est pris par l’ O.V.R.A. Abominablement torturé, ne révèle rien. Pour échapper à ses tortures et éviter de céder à la souffrance se suicide en se déchirant la gorge avec un morceau de fil de fer trouvé dans sa cellule. A, par son sacrifice, permis à ses camarades de poursuivre l’œuvre entreprise pour la libération de la France. A bien mérité de la patrie ». Fait à Alger, le 11 octobre 1943. Signé Charles de Gaulle.

 Les derniers mots de Malika Beaurain, pour conclure, se voulaient dans l'intimité de Fred Scamaroni et ses compagnons : " Aujourd‘hui, 19 mars 2014, c’est à toi, Fred, que je m’adresse directement…C’est à toi que j’écris cette lettre, comme à un frère, comme à un fils. Le temps passe, les années s’égrènent mais le souvenir de ta disparition tragique reste vivace et douloureux. Derrière ta silhouette juvénile j’aperçois les visages de tant et tant d’autres. Je ne peux tous les citer : Jean Nicoli, Michel Bozzi, Pierre Griffi, Jules Mondoloni, André Giusti, Danielle Casanova … et tous les autres, ombres anonymes, discrètes et silencieuses qui ont œuvré pour la France et cette chère liberté : tous ceux qui comme toi ont péri sous les coups des tortionnaires, au fond des geôles pendant cette terrible Seconde guerre. Ce soir, en pensant à toi, à vous tous, "l’armée des ombres", je pense à celles et ceux, qui aujourd’hui encore, luttent et meurent pour la démocratie, la liberté et la paix dans leur pays et dans le monde"

Posté par antoine