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Cérémonie pour Claude Erignac

6 février 1998, le préfet Claude Erignac était assassiné. Comme chaque année, une cérémonie est organisée sur le lieu du drame, rue colonel Colonna d'Ornano, en présence du public, des élus et des autorités civiles, judiciaires et militaires. Le préfet Christophe Mirmand a rappelé qui était Claude Erignac - le préfet, l'homme - et s'est attaché, pour conclure à dire les effets dévastateurs de la violence.

Cérémonie Erignac 6.02.2014. Préfet Christophe Mirmand"La violence brise les individus, ses victimes comme ses auteurs ; elle menace le pacte social ; elle déchire le tissu des solidarités qui nous permet de vivre en société. Les Corses eux-mêmes ne s’y trompent pas. Ils ne s'y trompent pas aujourd'hui, comme ils ne s'y sont pas trompés hier. Le visage marqué par le deuil, dès le lendemain de l’assassinat de Claude ERIGNAC, ils condamnaient cet acte et manifestaient une douloureuse indignation. La prise de conscience collective a été à la hauteur de la gravité de ce geste. Depuis, la justice a rendu son verdict. Et le contexte insulaire a évolué. Un nouvel agenda s'esquisse, dans le cadre d'un dialogue républicain, noué à la demande des élus de Corse, avec le Gouvernement. Notre présence aujourd’hui doit faire taire les doutes ; elle donne toute sa force symbolique à notre désir d'unité et à notre volonté de rappeler le lien qui unit la Corse à la République, indissolublement. Ce lien n'est ni une entrave ni une chaîne : c'est d’abord celui d'une mémoire partagée, celle du sang versé pour la Nation pendant la Grande Guerre dont nous commémorons le centenaire. C'est aussi celle des épreuves affrontées ensemble : l'Occupation et la Résistance dont nous avons salué le glorieux souvenir le 4 octobre dernier, en présence du Chef de l’Etat. Ce lien, c'est enfin celui des projets que nous portons pour l'avenir de la Corse. Ce lien n'est pas un lien qui contraint ; il renforce la volonté de partager un même destin et de construire un avenir commun.
Mesdames et Messieurs, Claude ERIGNAC était un homme d’action et d’engagement. Conserver sa mémoire, c’est respecter ses principes et s’inspirer de ses valeurs. C’est donc vers l’action au service de la Corse et des Corses que nous devons nous tourner. C’est ma conviction profonde en tant que préfet. C'est l'engagement de l’ensemble des administrations de l’État.
 Nous le devons à Claude ERIGNAC, à la Corse, à la République et à la France."

Posté par antoine