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Anniversaire de la fusillade de la Brasserie Nouvelle

En commémorant la fusillade de la Brasserie Nouvelle, le 17 juin 1943, nous rendons hommage à deux héros de la Résistance tombés sous les balles de l'occupant : André Giusti et Jules Mondoloni. une cérémonie s'est déroulée à Ajaccio en présence des autorités civiles et militaires. La préfète de Corse, préfète de Corse-du-Sud était représentée par Xavier Delarue, coordonnateur des services de sécurité intérieure en Corse. Une autre cérémonie s'est déroulée le lendemain à Santa Maria Sicchè où est inhumé André Giusti.

Cérémonie du 17 juin 2018 à AjaccioA Ajaccio, Malika Beaurin, membre du bureau de l'ANACR 2A,dans son discours, a rappelé les faits : une réunion de dirigeants du front National de la Résistance dans la brasserie, leur encerclement par les troupes italienne, le coup de feu par J.Mondoloni et A. Giusti pour protéger la fuite de leurs camarades, et la fusillade qui suivit faisant plusieurs morts italiens. A. Giusti mourut sur les lieuxJ et J. Mondoloni , blessé, mourut le surlendemain.
Elle a ensuite rappelé qui étaient nos deux héros. "D’autres résistants s’engageront sur leurs traces, conclut-elle, donnant à la résistance corse un souffle nouveau qui aboutira, au prix d’autres sacrifices humains lors de cet été 1943, à l’insurrection libératrice du 09 septembre et au dénouement final – la libération de la Corse – le 4 Octobre ! Ces commémorations, que nous perpétuons chaque année, ne sont pas empreintes de tristesse ; nos regards sont tournés vers l’avenir, non vers le passé, mais nous avons conscience que tous ces actes héroïques sont les fondations de notre vie présente. Chaque acte de bravoure est comme une pierre à l’édifice de notre présent. La Résistance nous rappelle la nécessité et la légitimité de l’indignation et du refus. Nous lui devons notre liberté. C’est à nous, aujourd’hui, de conserver précieusement ces valeurs de la résistance et de les transmettre aux générations futures." Et M. Beaurin conclu en citant Primo Levi, l’écrivain juif italien, survivant de la Shoah : «Ce qui tombe dans l’oubli peut se répéter».

A Santa Maria Sicchè, il revenait à Christians Pasqua de redre hommage au deux héros "morts pour notre liberté." A cet hommage elle associa les Résistants du village : Jean-Bapiste Giannnesini, Jean Orsini, Simon Istria et Pierre Coti, ainsi que les militaires morts hors de Corse : Barthélemy Massa et Pierre d'Ornano. Et comme chaque année, la cérémonie a été ponctuée de chants ; ceux des élèves du collège (Nuit et Brouillard) et ceux de l'école primaire (Le chant des partisans).

Posté par antoine