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Cérémonies du 17 et 18 juin 2015

A la commémoration de la mort héroïque d'André Giusti et Jules Mondoloni, le 17 juin, succède le lendemain, 18 juin, celle de l'appel du général de Gaulle à Londres. Les cérémonies d' Ajaccio ont été précédées de celles de Petreto-Bicchisano et Santa Maria Sicchè où les élèves du primaire ont chanté un émouvant "Chant des partisans".

De Gaulle. cérémonie 18 juin 2015 à AjaccioA Ajaccio, Mario PAPI, le secrétaire de l' ANACR 2A, a prononcé le discours en hommage aux deux héros morts lors de la fusillade de la Brasserie Nouvelle.
A Ajaccio, la cérémonie commémorant l'appel du 18 juin s'est déroulée place De Gaulle, au monument aux morts. Elle était placée sous la présidence de Christophe Mirmand, préfet de Corse du Sud, en présence des autorités civiles et militaires, d’élèves et d’anciens combattants.
Après lecture du texte de l’appel du général de Gaulle par une élève, le préfet de Corse a procédé à la lecture du message de de Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants et de la Mémoire. Lors de la cérémonie du 17 juin qui a commémoré la fusillade de la Brasserie Nouvelle, Mario Papi, secrétaire de l'ANACR 2A a rendu hommage aux deux héros, André Giusti et et Jules Mondoloni, et rappelé le sens de leur engagement : des sociétés plus justes, des nations plus solidaires, dans un monde en paix.

Sta-Maria-Allocution"[...] Certes, ces hommages, ces moments de recueillements sont importants et constituent notre dette envers ceux qui sont morts pour notre liberté ; cependant, il est nécessaire, plus que jamais, de rappeler que la Résistance si plurielle et si unie, c'était aussi la volonté d'aller à des changements profonds de société, changements contenus dans le programme du Conseil National de la Résistance et qui se concrétisèrent, au lendemain de la Libération par de grandes mesures sociales et la satisfaction de grandes aspirations populaires. Aujourd'hui où l'on assiste à la remise en cause, voire à la disparition de ces mesures porteuses de justice et d'égalité, il est nécessaire et urgent de démontrer que la paix et la fraternité sont des valeurs qui ne peuvent perdurer et se consolider dans des sociétés et dans un monde où se creusent des écarts abyssaux entre possédants et exclus, où la dignité humaine est trop souvent bafouée, où la nature et le vivant sont malmenés.

Celles et ceux qui se sont engagés contre la force brutale et la barbarie sont morts en rêvant d'un monde tout autre que celui dans lequel nous vivons. Leur message n'a pas vieilli et jamais ne sera obsolète. Les jeunes générations, mais aussi la nôtre, doivent le recevoir ce message, dans sa globalité. Il y a douze ans déjà, ici-même, Albert Ferracci, président d'honneur de l'ANACR de la Corse-du-Sud, concluait, à l'occasion du 60ème anniversaire de la mort de Giusti et Mondoloni, par ces mots :"S'il faut combattre le terrorisme criminel, il faut surtout lui retirer le terreau de la pauvreté qu'exploite des assassins." Et il poursuivait :" Dans ce monde plein de périls, l'espoir n'est pas vide." Alors, à nous de redonner souffle à l'espoir qui animait André Giusti et Jules Mondoloni et tant d'autres Résistants dans leur engagement et dans leur combat."

Lien : préfecture de la Corse-du-Sud

Posté par antoine